Anglet" Une des dernières journées de septembre. A mesure qu'il s'abaisse vers l'horizon, le soleil grossit et le jour s'assombrit. La marée monte, et comme si le mécanisme s'épuisait, les séries de houles arrivent mollement, plus petites, par périodes de plus en plus espacées. Un surfeur, aveuglé par les rayons rasants, a froid. Ses muscles frissonnent de fatigue. Il décide de sortir de l'eau. Il attend l'ultime vague, celle avec laquelle il gagnera le bord.

La mer ondule. Une série se présente. Couché sur sa planche, le surfeur rame en sa direction, opère un demi tour, rame de nouveau avec force pour démarrer et se lève. La vague lui ouvre son flanc gauche. Peu puissante elle lui permet quand même de glisser prestement et de gpûter à quelques instants de jubilation.

Il a bien fait d'attendre..."

Au loin au sud, la brume cache la base des montagnes et estompe leurs sommets. Toutes la côte, de Bidart à Hendaye, est recouverte d'une bâche de brume. La baie plonge dans un crépuscule de western. En regardent juste au dessus du parapet où il est assis, le surfeur remarque sur le sable un photographe. L'oeil sur un objectif vissé sur un trépied, l'homme s'applique à immortaliser la totalité du panorama...

En signant son nouvel essai "Petite philosophie du surf" publié en 2005 aux éditions Milan, Frédéric Schiffter, professeur de philosophie à Biarritz, nous prend par la main pour nous offrir une "Pause Philo car comme il le rappelle "qu'on y voit un sport ou un art, le surf est avant tout une sagesse en action. Nul ne surfe Jamais deux fois la même vague..."

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